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Le Pays de Brocéliande
Le Territoire

Le Pays de Brocéliande est l'un des plus plus petits pays de la région tant en terme de superficie que de population ( 57 600 habitants). Il s'étend de la forêt de Paimpont à Bréal-sous-Monfort au sud et de Quédillac à Bécherel au nord. Traversé à la fois par les axes routiers Rennes-Saint-Brieuc, Rennes-Lorient et la route du Centre-Bretagne (RN 164), il bénéficie d'une excellente desserte routière qui a favorisé l'expansion des communes situées le long de ces deux axes. Seules une dizaine de communes, moins accessibles, sur les 43 que compte le pays ont perdu des habitants entre les deux derniers recensements.

Ce pays regroupe cinq communautés de communes. Il ne compte pas de grande agglomération, la commune la plus grande, Monfort-sur-Meu, rassemble moins de 6 000 habitants. La situation en limite de l'agglomération rennaise , à une trentaine de kilomètres du centre de Rennes, le lie étroitement à cette agglomération, que ce soit en terme d'emplois - migrations quotidiennes domicile-travail - ou de services.
Ainsi, le pays de Brocéliande, qui n'est pas doté des principaux services de type métropolitain, rentre dans l'aire d'affluence des hôpitaux rennais pour la majorité des soins. En revanche, trois pôles intermédiaires structurent le pays, Monfort-sur-Meu, Montauban-de-Bretagne et Saint-Méen-le-Grand. L'influence de ces pôles déborde des limites du pays, et inversement, les communes périphériques sont attirées par Rennes et Combourg à l'est et au nord, et par Ploërmel au sud.*




Le pays présente par conséquent de nombreuses caractéristiques périurbaines :

La population augmente fortement depuis les années 70, grâce à l'arrivée de nombreux actifs et un solde naturel largement excédentaire. Quelques communes très rurales localisées dans l'est du pays se singularisent toutefois en enregistrant plus de décès que de naissances. Globalement la population est très jeune, Brocéliande est après Vitré, le pays qui compte la plus forte proportion de moins de 20 ans. Les plus de 60 ans sont eux peu nombreux.
Plus d'un habitant sur quatre est arrivé dans le pays entre 1990 et 1999. Seul le pays de Rennes, enregistre une plus forte proportion de nouveaux arrivants. Ces nouveaux habitants sont surtout des actifs et rarement des retraités. Pour accueillir ces populations, de nombreux logements ont été construits, le parc de résidences principales a augmenté de plus de 2 % par an en moyenne entre 1990 et 1999 dans les communes périurbaines rennaises. Dans le même temps, le nombre de résidences secondaires a diminué, ces habitations sont concentrées dans les communes touristiques près de Paimpont.


Les Territoires Vécus
Organisation territoriale de l'emploi et des services


Datar 2002



En 1999, 24 000 habitants du pays ont un emploi. Comme dans les pays de Vitré, Vannes et Redon, le nombre d'actifs résidents a augmenté deux fois plus vite que sur l'ensemble de la Bretagne entre 1990 et 1999, près de 14 % contre 7 %. Le taux d'activité des 15-59 ans est élevé et a fortement progressé chez les femmes. Autre similitude avec Vitré ou le pays des Vallons de Vilaine, le taux de chômage est faible, 7,2% dans le pays de Brocéliande pour 10,6% en Bretagne au recensement de mars 1999.
Comme dans le pays des Vallons de Vilaine, la majorité des actifs résidant dans le pays de Brocéliande sont des « migrants alternants » : avec 15 200 emplois offerts, le pays de Brocéliande offre un nombre d'emplois (très) inférieur à celui de ses actifs résidents. Seulement 48 % des actifs résident et travaillent dans le pays, 42 % des actifs habitant le pays de Brocéliande s'en vont travailler vers le pays de Rennes chaque jour, pourcentage en forte augmentation par rapport à 1990 où ils étaient 35 %.
A la différence du nombre d'actifs résidents, le nombre d'emplois offerts dans le pays n'a augmenté que de 3,9 % entre 1990 et 1999, contre 7,4 % sur l'ensemble de la Bretagne. Les pôles de Montfort-sur-Meu, Montauban-de-Bretagne et Plélan-le-Grand ont enregistré des progressions de 20 % à 30 % du nombre d'emplois, Saint-Méen-le-Grand a gagné 10 % de postes supplémentaires. Les communes rurales, tout comme le pôle de Bédée, ont au contraire perdu des emplois entre 1990 et 1999 et ont donc accentué leur caractère de communes périurbaines.

Le système productif du pays est largement tourné vers l'agro-alimentaire. Les huit plus gros employeurs de la zone sont des usines agroalimentaires. Elles ont pour la plupart fortement augmenté le nombre de leurs salariés dans les années 1990 et employaient toutes entre 100 et 450 salariés à la fin 1998. Six sont spécialisées dans l'industrie de la viande, les deux autres produisant du fromage. Les autres employeurs importants sont les supermarchés, les hôpitaux locaux de Saint-Méen-le-Grand et Montfort-sur-Meu, des entreprises de transport, de ramassage et traitement des ordures ménagères, du travail des métaux ou de services aux entreprises. Les activités tertiaires et les services publics sont peu présents sur le pays.

Source : INSEE - RGP 1999


Pour en savoir plus, vous pouvez

Consulter le diagnostic du SCoT du Pays de Brocéliande

Consulter l'observatoire du Pays de Brocéliande


Pays de Brocéliande - Aout 2007

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